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02/04/2012

Le « green » de Pedreña aurait-il un secret pour former autant de champions?

 

Le 7 mai 2011 fut un jour triste pour le sport espagnol. Ce jour-là, le gagnant de trois Masters d’Augusta, deux British Open et trois Ryder Cup nous a quittés. Ce n’était pas le golf qui perdait l’un de ses plus grands joueurs, mais le sport et le pays tout entier. Severiano Ballesteros, Seve, le nom sous lequel il était connu dans le monde entier, a placé l’Espagne sur la carte du sport de haut niveau et est devenu l’une des figures les plus réputées dans sa discipline. Cet enfant de Cantabrie a laissé un héritage sans égal qu’il avait commencé à constituer dès son enfance, sur sa terre natale.
 
Pedreña est l’une des huit localités minuscules qui constituent la municipalité de Marina de Cudeyo, mais c’est aussi là que Seve est né. Il est facile d’imaginer que ce fut lui qui suscita la passion du green chez ses concitoyens, mais en vérité, dans ce village de 1 500 habitants, ce sport a toujours eu une importance capitale. Même à une époque où personne en Espagne n’avait jamais entendu parler du golf. Un exemple illustre parfaitement cette réalité : le Real Club de Golf de la localité date de 1928, et le fait qu’un village de cette taille possède un club de golf est une preuve éclatante de la passion de ses habitants et des voisins des villages alentour pour ce sport.
 
De plus, tous les frères de Seve, Baldomero, Manuel et Vicente ont été des golfeurs. Mais celui qui a le plus influencé la carrière du meilleur golfeur espagnol est le frère de sa mère, Ramon Sota, l’un des meilleurs dans son domaine durant les années 1960. R. Sota a été quatre fois champion d’Espagne, sixième aux Masters d’Augusta en 1965 et lauréat de nombreux trophées internationaux. 
 
Severiano est mort, mais son génie et son œuvre restent présents dans le village qui l’a vu naître et qui a concentré dans un espace si réduit une passion sans limites pour ce sport. Chaque été, depuis 27 ans, a lieu le « Trophée Seve Ballesteros » auquel participent ceux qui sont appelés à devenir les futurs « severianos » : les enfants et les jeunes qui suivent la voie d’un golfeur grâce à qui une discipline minoritaire a été reconnue par le prix Principe de Asturias des sports en 1989.

	Le « green » de Pedreña aurait-il un secret pour former autant de champions?

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